Idjwi/Lac Kivu : la régulation de la navigation exigée au lendemain d’un naufrage meurtrier

La régulation de la navigation sur le lac Kivu a été exigée par la société civile au lendemain du naufrage d’une pirogue motorisée qui a fait au moins 12 morts, 5 rescapés et plusieurs disparus, samedi 26 septembre au large d’Idjwi au Sud-Kivu dans l’Est de la république démocratique du Congo a-t-on lis dans un communiqué consulté par déboutrdc.info ce lundi 28 septembre.

« Que des mesures strictes de régulation de la navigation sur le lac Kivu soient prises pour éviter que de tels drames ne se reproduisent (surcharge, port de gilets de sauvetage, contrôle technique des embarcations) et aux amateurs d’être vigilant pendant cette période de forte pluie et de ne pas prendre le risque de naviguer pendant qu’il pleut abondamment », indique le document.

Et d’ajouter :

« Que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus, et le Gouvernement congolais assiste d’urgence les familles des victimes et les rescapés ».

L’embarcation qui quittait Bukavu pour Luganda, village Buhoro II dans la chefferie de Ntambuka, a chaviré au niveau du village Boza vers 18h, après avoir été renversée par une forte vague, selon des sources locales.

De son côté, l’autorité locale a annoncé des mesures fortes, dont le port obligatoire de gilets de sauvetage, tandis que les recherches se poursuivent sur le lac pour retrouver les corps restés au fond de l’eau.

Un contexte de transport lacustre à risque

Les naufrages de bateaux sont fréquents en République démocratique du Congo, où les fleuves et les lacs constituent un moyen de transport majeur. Le lac Kivu, partagé entre la RDC et le Rwanda, est une voie de circulation intense pour les marchandises et les personnes. Les embarcations en bois communément boat y sont souvent surchargées et ne répondent pas toujours aux normes de sécurité.

La récurrence de tels accidents soulève des questions sur l’application des réglementations en matière de transport lacustre.

Les commerçants, qui dépendent de ces voies pour leurs activités, sont particulièrement exposés. Le manque d’infrastructures alternatives contraint de nombreux habitants à emprunter des embarcations précaires, malgré les risques connus.

Spread the love

Check Also

Kabare : l’insécurité à la lisière du PNKB compromet la saison agricole A

En cette période marquée par les premières pluies de septembre et qui devait coïncider avec …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *