La situation socio-sécuritaire dans le secteur d’Itombwe, territoire de Mwenga au Sud-Kivu, demeure volatile et préoccupante suite à la présence et les affrontements récurrents impliquant la coalition gouvernementale appuyée par l’armée burundaise et les wazalendo face aux différents groupes armés, notamment le MRDP-Twirwaneho, l’AFC/M23 et le RED Tabara, alerte le Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe (CLJI) dans un communiqué publié mardi 29 septembre et consulté ce mercredi par deboutrdc.info
Dans son rapport référencé CLJI n°18/REP/09/2026, la structure juvénile fait état d’une dégradation continue avec des conséquences importantes sur la protection des civils, les déplacements de populations et l’accès aux services sociaux de base.
« la présence et les affrontements récurrents impliquant différents groupes armés, notamment le MRDP-Twirwaneho, l’AFC/M23 et le RED Tabara, sont signalés dans plusieurs zones du secteur d’Itombwe. Les incidents rapportés les 24 et 27 septembre 2026 dans les zones de Kashongo, Magunda, Msongyo et Maheta auraient entraîné des mouvements importants de populations civiles vers Masango, Kigoma et certaines zones forestières d’Itombwe », indique notre source.
Par ailleurs, la circulation des populations demeure fortement perturbée par la présence de barrières illégales, de prélèvements forcés, de pillages de bétail et d’autres formes d’extorsion, rapportés sur certains axes.
Sur le plan social et humanitaire, le CLJI dresse un tableau sombre faisant état d’une proportion importante des ménages déplacés serait actuellement sans abri adéquat et confrontée à des difficultés d’accès à la nourriture et à l’eau potable ;
Plusieurs écoles et structures sanitaires seraient fermées, endommagées ou difficilement accessibles ; les activités agricoles, principale source de revenus, sont fortement perturbées ou interrompues ; les femmes, les enfants, les jeunes et les personnes âgées figurent parmi les personnes particulièrement exposées aux risques de protection. Le CLJI regrette de voir qu’aucune assistance humanitaire significative n’aurait encore atteint les zones affectées.
La combinaison de l’insécurité, des déplacements forcés et de l’accès limité aux services essentiels fait craindre une aggravation rapide de la situation humanitaire, s’inquiète le Conseil.
Face à cette situation, le CLJI recommande notamment :
« le renforcement de la protection des populations civiles ; l’évaluation urgente des besoins humanitaires des déplacés et communautés d’accueil ; une assistance d’urgence en vivres, eau, abris, articles ménagers essentiels (AME) et soins de santé ; la réouverture et la sécurisation des structures scolaires et sanitaires ; le renforcement de la surveillance et du rapportage des incidents de protection ; la facilitation de l’accès humanitaire et la protection des moyens de subsistance (agriculture et cheptel) ».
Le CLJI appelle l’ensemble des autorités compétentes, les acteurs humanitaires et les partenaires de protection à accorder une attention urgente à la situation des populations civiles d’Itombwe.
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