La société civile forces vives dénonce l’exploitation illégale des minerais par l’Association Minière de Kivu (AMIKI) à Kampene, dans la chefferie des Babene, en territoire de Pangi dans la province du Maniema, Est de la République démocratique du Congo.
Le président de cette structure citoyenne, Me Stéphane Kamundala, alerte les autorités compétentes pour qu’elles s’enquièrent de cette situation afin de ne pas assister à la colère de la population locale, qui dénonce une exploitation à sa défaveur.
Selon Me Kamundala, dans un entretien avec la presse, depuis juillet 2026, le Ministre des Mines avait déjà retiré la licence d’exploitation minière à cette société. Chose curieuse, des exploitants chinois continuent d’opérer au nom de la société AMIKI.
« Nous appelons le Gouverneur de province à demander à ces exploitants d’arrêter avant que des actions de grande envergure ne soient organisées », a-t-il déclaré.

Me Stéphane Kamundala, en pleine lecture de la déclaration
Cette dénonciation intervient dans un contexte de vive tension.
Le lundi 05 septembre 2026, marché, boutiques et étalages étaient restés fermés à Kampene centre.
Des milliers d’habitants de Kampene et des villages environnants avaient assiégé le bureau de la chefferie des Babene à l’issue d’une marche pacifique pour réclamer le départ de deux sociétés chinoises accusées d’exploitation irrégulière de l’or dans les Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA), sous escorte des FARDC.
Lors de cette marche, des jeunes avaient tenté de faire incursion dans la concession chinoise de Biunkutu, avant d’être dissuadés par le président des creuseurs de Kampene, les responsables de la SOCIMA et les leaders locaux qui voulaient maintenir le caractère pacifique de la manifestation.
Nous n’avons pas pu entrer en contact avec les responsables de la compagnie AMIKI pour leur version des faits.
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