Mwenga : ultimatum de la société civile pour sauver le territoire du chaos

Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans le territoire de Mwenga situé à l’ouest de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, la Société civile Forces vives est montée au créneau.

Dans une correspondance officielle adressée aux autorités provinciales, dont copie a été réservée à deboutrdc.info, cette structure citoyenne a formulé plusieurs recommandations phares pour tenter de restaurer une paix durable.

Sur le plan de la sécurité et des droits humains, la structure plaide urgemment pour :

La protection accrue des civils et de leurs biens ; La suppression immédiate de toutes les barrières illégales, qui asphyxient la libre circulation la prévention des arrestations et des détentions arbitraires.

Sur les volets humanitaire et économique, la Société civile recommande :

L’ouverture d’un couloir humanitaire sécurisé pour faciliter l’accès aux populations vulnérables ; L’adaptation de la fiscalité locale aux réalités économiques et sécuritaires actuelles du territoire ;

Une prise en charge officielle par l’État des combattants d’autodéfense populaires, communément appelés Wazalendo ; et que la somme de 4.000.000 $ soit bien canalisée jusqu’à sa destination et que les détourneurs de cette somme depuis 2025 répondent de leurs actes.

« À travers cette démarche, les forces vives de Mwenga espèrent obtenir une implication rapide et pragmatique des gouvernements provincial et central afin de désamorcer la crise », indiquent les signataires.

Pour rappel, le cadre de concertation de la société civile de la chefferie des Wamuzimu condamne avec la dernière énergie les actes de violence, de torture et d’humiliation dont a été victime le journaliste Éric Ombeni Kibukila,de la Radio sauti ya Mwenga et président de l’UNPC, section Mwenga –Kamituga au niveau de Kaboge, dans le groupement des banakyungu.

Le Mouvement de société civile du Congo, MSCO, Coordination de Mwenga a pour sa part  denoncé la présence de cinq barrières illégales entretenues par des porteurs d’armes dans la chefferie de Wamuzimu sur les axes Bilalo 2_ Powe_ Kibe, Mwenga _ kitamba1 et Kibumba Ngando.

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