La circulation est fortement perturbée le matin de ce lundi 26 octobre dans la commune d’Ibanda à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo, a appris deboutrdc.info de source locale.
À la base, une grève sèche des chauffeurs de Bajaj (tricycles).
« Ils dénoncent les tracasseries routières dont ils sont victimes de la part de certains agents de la police, ainsi que la multiplication des taxes qu’ils jugent injustifiées », a indiqué Murhula Machumbiko, président du noyau de la société civile forces vives dans la commune d’Ibanda, dans un communiqué rendu publique et consulté par votre rédaction.
Dans un contexte marqué par le silence total de leurs organisations et des autorités compétentes.
Les axes les plus touchés sont : Kamagema – Essence, Essence – Nyawera-Essence – Place de l’Indépendance où opèrent plus de 200 Bajaj.
« Face à cette situation, nous appelons le Maire de la ville de Bukavu, sous la responsabilité du FRN, à s’impliquer de toute urgence afin de trouver une solution durable à cette crise, de protéger les chauffeurs Bajaj contre les tracasseries et de garantir le respect de leurs droits », explique Machumbiko.
Et d’ajouter :
« Nous exhortons les autorités compétentes à privilégier le dialogue avec les chauffeurs de Bajaj afin de rétablir la circulation, de préserver la paix sociale et de permettre à ces acteurs économiques de travailler dans des conditions dignes et sécurisées ».
Dans la ville de Bukavu, les tricycles, communément appelés « Bajaj », sont devenus des acteurs incontournables du transport en commun urbain. Face aux défis majeurs de mobilité et d’infrastructures routières, ces engins à trois roues offrent des solutions de proximité indispensables, tout en générant d’importants enjeux de régulation.
L’importance et l’impact de ces véhicules sur le quotidien des Bukaviens s’articulent autour de plusieurs dimensions :
Le réseau routier de Bukavu souffre de saturation et de dégradations.
Les Bajaj remplissent un rôle crucial en accédant aux artères secondaires et aux zones à forte déclivité ou difficiles d’accès pour les bus classiques, à l’instar du quartier Panzi.
Ils permettent d’assurer une continuité du transport là où les voitures ne peuvent pas circuler facilement.
Pour les habitants, le Bajaj représente une option financièrement avantageuse par rapport aux taxis classiques ou aux courses de motos individuelles.
Debout RDC La plume pour un Congo debout