Aller se soigner ou acheter du sel est devenu un luxe dans les Hauts-Plateaux d’Itombwe en territoire de Mwenga au Sud-kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, alerte le conseil local de la jeunesse.
Sur le tronçon routier Uvira – Kipupu, les usagers dénoncent l’existence de 21 à 25 barrières payantes érigées par des éléments VDP/wazalendo. À chaque barrière, il faut payer entre 1 000 et 1 500 Francs congolais, indique cette structure des jeunes dans une note rendue publique dont copie nous est parvenue ce jeudi 29 octobre.
Le calcul est vite fait : pour un aller simple, un voyageur débourse entre 25 000 et 30 000 FC. Aller-retour, la facture grimpe à 50 000 voire 60 000 FC. Une fortune pour des familles déplacées.
« Ces dépenses représentent un fardeau particulièrement difficile à supporter pour les ménages déjà fragilisés par l’insécurité et les déplacements forcés », dénonce MFARIJI Lewis, Président du CLJI, Conseil Local de la Jeunesse d’Itombwe.
Se soigner devient impossible
La situation est d’autant plus critique que la zone de santé d’Itombwe connaît une rupture de médicaments depuis juillet 2026. Les familles de Kipupu sont donc obligées de descendre à Uvira pour acheter savon, sel, huile, bâches et surtout des médicaments.
« Les barrières payantes constituent une charge supplémentaire pour les familles qui doivent se déplacer pour accéder aux soins », alerte le Conseil.
Les jeunes demandent 5 actions urgentes
Face à cette situation, le CLJI
demande aux autorités provinciales et au Commandant de la 33e région militaire de diligenter une vérification urgente sur l’axe, Plaide pour la suppression de toutes les barrières illégales, appelle à garantir la libre circulation des personnes et des biens
et demande des mesures urgentes pour faciliter l’acheminement des vivres et des médicaments.
« La libre circulation et l’accès aux soins sont indispensables à la dignité humaine », rappelle le Conseil.
Un appel qui intervient alors que chaque jour, du lundi au dimanche, des centaines de personnes continuent de faire des allers-retours sur cet axe vital.
Debout RDC La plume pour un Congo debout