La situation humanitaire et sécuritaire dans les Hauts et Moyens Plateaux du territoire de Fizi vient de franchir un nouveau seuil d’alarme. Dans un communiqué publié le 14 septembre 2026 et consultéle 16 septembre par deboutrdc, le bureau de la Société Civile du territoire de Fizi, présidé par Me Jacques Alimasi, dresse un tableau sombre de la reprise des affrontements entre la coalition FARDC, Wazalendo, forces burundaises et le mouvement AFC/M23 Twiganeho.
Une population prise au piège
Selon la société civile, les combats se concentrent notamment dans les villages de Kanguli, Nakihele, Kilumbi, Point Zéro, Rugezi, Minembwe et Mukoko. Conséquence directe : toutes les activités socio-économiques et culturelles sont paralysées par des bombardements inattendus.
Le bilan humain est lourd
41.952 personnes déplacées, soit 8.618 ménages. Ces familles vivent dans une extrême vulnérabilité, sans accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé primaires et même à la communication, indique le document.
Sur le terrain, la rentrée scolaire n’a pas été effective dans plusieurs villages, l’assistance humanitaire des ONG est suspendue et les activités médicales sont à l’arrêt.
Un mécanisme de cessez-le-feu jugé inefficace
Si la société civile de Fizi salue l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu par la MONUSCO, elle dénonce ses limites. Malgré de multiples alertes lancées aux autorités, les efforts pour améliorer la situation restent, selon elle, « lettre morte ».
Le communiqué pointe du doigt « l’œil impuissant de la communauté internationale » face à des violations répétées des droits humains et du droit international humanitaire.
Les exigences de la société civille
Face à cette situation, la société civile de Fizi formule 4 demandes fortes : aux parties au conflit : mettre la conscience humaine au centre de leurs actes, à la Commission des droits de l’homme de l’ONU : se saisir du dossier pour constituer une base de données sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Fizi, aux parties prenantes : respecter les instruments juridiques déjà signés pour une solution pacifique à l’Est de la RDC, à la communauté internationale : sortir de l’inaction.
#Fizi: La situation humanitaire et sécuritaire reste alarmante sur les moyens et hauts plateaux du territoire de Fizi. Plus de 40 mille personnes vivent dans une extrême vulnérabilité. (Communiqué).@MONUSCO @UNOCHA_DRC @radiookapi @Evebazaiba @PrimatureRDC pic.twitter.com/Mgivqgr4ZA
— DEBOUTRDC.INFO (@DEBOUTRDC2) September 16, 2026
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