La situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante dans le territoire de Fizi suite aux affrontements entre la coalition gouvernementale et l’AFC/M23-TWIRWANEHO, au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris deboutrdc.info de source administrative.
Dans un communiqué aux médias et consulté par votre rédaction en date du mardi 22 septembre, l’administrateur du territoire de Fizi Samy Kalonji évoque l’intensification des affrontements armés depuis mars et mai 2025, puis en juin, juillet et août 2026 qui ont provoqué des déplacements massifs de populations. Des milliers de personnes ont fui leurs milieux de vie, notamment à Uvira et dans les Hauts-Plateaux de Fizi, particulièrement à Mikenge, Minembwe, Kamulima, Point Zéro, Abala, Kanguli et Kavuha.
Ces déplacements sont liés aux affrontements opposants, selon l’administration, les FARDC appuyées par les VDP Wazalendo à plusieurs groupes armés.
Plus de 240 000 personnes sans abri ni ressources
Selon le communiqué, le bilan humain est lourd.
« Depuis le mois d’août 2026 jusqu’à ce jour, nous avons plus de 17 000 sites de déplacés internes et plus de 209 000 personnes déplacées internes qui sont dans des familles d’accueil », a déclaré Samy Kalonji.
Au total, le territoire de Fizi compte actuellement plus de 240 000 personnes déplacées internes, confrontées à des conditions de vie difficiles et à un manque de moyens essentiels pour leur survie.
Un appel pressant au gouvernement congolais et aux humanitaires
Face à l’ampleur de la crise, l’administrateur lance un appel à la solidarité nationale.
« Au regard de cette urgence humanitaire, nous demandons au gouvernement congolais et aux humanitaires d’apporter une assistance à ces personnes démunies de tout », a-t-il plaidé, insistant sur la nécessité d’une réponse humanitaire adaptée à l’ampleur des besoins.
Les oubliés de l’aide : Minembwe et les peuples autochtones pygmées
Kalonji souligne que presque toutes les communautés vivant à Fizi sont affectées. Il attire toutefois particulièrement l’attention des organisations humanitaires et de développement sur deux catégories souvent négligées : les populations des Hauts-Plateaux, notamment celles de Minembwe, et les peuples autochtones pygmées.
« Dans les prochaines interventions, ces partenaires doivent penser à ces deux catégories de populations qui sont souvent victimes de ces atrocités et parfois oubliées par les différentes assistances », a-t-il insisté, plaidant pour une aide inclusive, équitable et sans discrimination.
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